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Apprendre les langues sous hypnose ? Un dentiste lillois a tenté l’expérience


Article du 16 juillet 2014 - La Voix du Nord



Philippe Lambert est chirurgien-dentiste à Lille. L’apprentissage de l’anglais, il le vivait comme beaucoup de Français de façon contrainte et un peu limitée. Un jour, le Lillois a eu vent d’une nouvelle méthode basée sur l’hypnose et son esprit s’est ouvert. Why not ?



Philippe Lambert vous reçoit en blouse bleue. Souriant, détendu. L’anglais, il l’utilise à des fins professionnelles, parfois lors de voyages. Quoi qu’il en soit de façon non intensive et discontinue, « lors de conférences internationales ». Très vite avec son épouse, il a mesuré ses difficultés de compréhension. « On s’est demandé comment passer outre ce petit handicap qui veut que les Français soient un peu plus mal lotis que d’autres… » En tendant l’oreille, une radio nationale lui offre une clé inédite : une méthode d’apprentissage basée sur l’hypnose. Philippe Lambert a l’esprit plutôt ouvert et une formation médicale de haut vol. Le concept le séduit. « La technique d’hypnose nous prépare à accepter la compréhension de sons qui sortent habituellement des gammes auxquelles nous sommes habitués ». Rien de farfelu mais une valeur ajoutée qui conduit à mieux percevoir un discours parlé. Direction Metz où se donnent les cours. « Nous sommes allés voir comment cela se passait ». Avouant être sur la réserve, Philippe Lambert mesure assez rapidement les avancées. La plus évidente touche à sa capacité de relaxation. « Les cours ont beau être très intensifs (de 8 h à 19 h), la récupération est bluffante après une séance ». Suggestion, écoute de sons, ouverture…
« La séance préliminaire vous entraîne à créer le bien-être physique et mental propice à toute hypnose préparatoire et va vous permettre d’atteindre un état qui optimise vos aptitudes à percevoir les sons, à « caler » votre oreille sur la fréquence de la langue étudiée, et augmenter la concentration et la mémorisation, tout en prenant du plaisir », glisse en écho Pascal Dilly, le concepteur. « Avec mon épouse, on s’est dit au bout de la formation que cela était formidable. Nous comprenions mieux. Nous avions également de meilleurs accents. Nous avions modifié notre façon de prononcer… »
La vie reprenant ses droits, Philippe Lambert, happé par ses obligations professionnelles, avoue avoir un peu décroché alors que la méthode peut se poursuivre à domicile. Sans travail, même relax, pas de miracle. D’autant que le rêve de Philippe le pousse désormais à une immersion naturelle. De l’abstrait au concret.


 

 


Comment cela fonctionne-t-il ?

« Après une première séance d’hypnose d’environ 20 à 30 minutes, nous entraînons le candidat à récréer seul cet état de concentration et de réceptivité avec des indications préenregistrées que le professeur utilisera.
Nous en profitons pour lui permettre d’effectuer une véritable gymnastique auditive destinée à élargir le champ d’analyse des sons et des rythmes. Il s’agit de l’entraîner à caler son oreille sur la fréquence de la langue étudiée, et augmenter la concentration et la mémorisation, tout en prenant du plaisir.
Chaque cours de langue dure 60 minutes et comprend trois phases : passive sous hypnose durant 20 minutes. ensuite, explications d’expressions, apports grammaticaux et échange avec le professeur durant vingt minutes… Il s’agit de créer des états réflexes pour ne plus être obligé de passer par la traduction pour comprendre et parler. Enfin : consolidation sous hypnose durant les 20 dernières minutes » .



Une rééducation auditive

Les capacités d’apprentissage d’une langue ne sont pas dues à un niveau d’intelligence. Elles dépendent d’une capacité à distinguer des fréquences différentes. Dès l’âge de 7 ans, notre oreille se fige et se ferme à toutes les tonalités qu’elle ne connaît pas. En fait, elle ne les distingue pas. Tout notre travail sous hypnose consistera à rouvrir cette oreille à de nouvelles tonalités. On parle de rééducation du champ auditif. L’oreille est stimulée afin de pouvoir distinguer des fréquences, des tonalités nouvelles ou dont elle n’a pas ou plus l’habitude. »



Patrick Seghi © La Voix du Nord


J’ai testé pour vous… apprendre l’anglais sous hypnose


Article du 27 mars 2014 sur www.cadremploi.fr


Apprendre l’anglais (ou tout autre langue) sans effort et en quelques jours… c’est possible. A Metz, Pascal Dilly a développé une formule d’apprentissage des langues sous hypnose qui donne des résultats impressionnants. Cadremploi a testé pour vous cette méthode révolutionnaire.

L’hypnose ? Ce truc de charlatan de fêtes foraines ? Très peu pour vous ! Et bien il est temps de revoir vos préjugés. L’hypnose, c’est avant tout une pratique médicale. Rien qu’à l’hôpital de Liège (Belgique), on opère chaque année 800 patients placés sous hypnose plutôt que sous anesthésie.

« L’hypnose est un mode de fonctionnement normal du cerveau, explique Pascal Dilly, psychothérapeute et fondateur de Langues sous Hypnose, à Metz, on l’expérimente plusieurs fois par jour de manière involontaire ». Par exemple, il ne vous est jamais arrivé d’aller au cinéma et d’être tellement captivé par le film que vous avez l’impression qu’il a duré cinq minutes… et non pas deux heures ? Et bien c’est ça l’hypnose, un état qui permet de se concentrer de façon intense sur un sujet, sans être perturbé par des pensées qui n’ont rien à voir avec le sujet.

L'hypnose permet l'apprentissage vraiment intensif

Pourquoi ne pas utiliser cet état pour apprendre les langues ? C’est ce que s’est dit Pascal Dilly il y a plus de 25 ans déjà. Depuis, il perfectionne sa méthodologie, car comme il le rappelle, « ce n’est pas l’hypnose qui fait apprendre les langues, c’est le professeur ». L’hypnose permet juste de plonger l’élève dans un état qui facilite l’apprentissage.

En état d’hypnose, on ne voit pas le temps passer et on ressort d’une séance parfaitement détendu. « Cela permet de multiplier les séances dans un laps de temps très court », explique Pascal Dilly. Dans son école de langues, le mot intensif prend tout son sens : un avocat de Zurich a ainsi appris le brésilien en six jours. Une autre élève a appris le russe en seulement sept jours

Bruno Fedi, un grand débutant en anglais a, lui, entrepris une formation intensive de 65 heures sur huit jours. Après seulement deux jours de formation, il s’est aperçu qu’il rêvait en anglais ! Trois semaines après sa formation, il a repris son travail dans un grand hôtel parisien. Il est désormais capable de comprendre ses clients du monde entier. Bien sûr, il ne se prétend pas bilingue, mais son niveau est suffisant pour qu’il ose se lancer. « Je considère que la formation m’a ‘‘débloqué’’, maintenant, je n’ai plus de problème à continuer à me former seul et mes progrès sont rapides », estime-t-il. « L’état d’hypnose permet de « libérer » l’élève. Sans ses inhibitions, il n’a plus honte de faire des erreurs ni de son accent français. La prononciation et la fluidité du langage s’en ressentent largement », explique Pascal Dilly.

Comment se passe une séance d’hypnose ?

Installée dans un fauteuil de relaxation, casque sur les oreilles, j’écoute le professeur lire un texte dans une langue que je ne maîtrise pas très lentement deux fois de suite. Après ces lectures, je passe sous hypnose et je réécoute le texte à nouveau plusieurs fois, à différent rythmes de lecture. L’idée n’est pas du tout de faire un effort de réflexion pour comprendre les mots, mais bien de s’imprégner des sons que l’on entend. « Quand un petit enfant apprend sa langue maternelle, il entend des sons qu’il reproduit au fur et à mesure. Notre méthode reprend ce mécanisme », explique Pascal Dilly.

Il est alors temps de sortir de mon état d’hypnose pour étudier quelques points de grammaire avec le professeur. « Je ne traite jamais plus de quatre ou cinq points par séance (une séance dure une heure, ndlr), prévient Pascal Dilly, c’est tout ce que le cerveau peut encaisser en une fois ». L’hypnose reprend alors et cette fois, je répète après le professeur des morceaux de phrase, de plus en plus long. En cas d’erreur, le professeur ne corrige pas. « Quand un Anglais dit ‘‘ton ou ta collier est beau’’, on le comprend quand même. L’important c’est de parler », illustre Pascal Dilly.

En sortant du mode « hypnose », je réécoute ma séance intégralement et donc je m’entends parler. Et là, c’est le choc : l’accent n’est pas mauvais, le rythme plutôt fluide… et surtout, je s’aperçois que j’ai compris ce que le prof me disait !

Contrairement à ce que l’on peut croire, l’état d’hypnose n’a rien à voir avec le fait d’être inconscient. Pendant toute la durée de la séance, j’ai eu conscience de ce qui se passait autour de moi, de ce que j’ai fait ou dit. Mais, à la différence d’un cours classique dans une salle où on a tendance à laisser son esprit vagabonder, j’étais entièrement focalisée sur ce que dit le professeur. Et tout m’a paru plus facile.

A la fin de la séance, Pascal Dilly me demande « combien de temps pensez-vous que la séance a duré ». « Cinq minutes ? ». En réalité, j’ai été hypnotisée pendant le triple de temps. C’est ça l’apprentissage intensif et sans douleur !


Marion Senant © Cadremploi.fr



MyLorraine.fr

Reportage réalisé par Bathylie Bricnet et Laurianne Genay pour MyLorraine.fr et la région Lorraine.

 

   

Mirabelle TV

Pascal Dilly était sur le plateau du Grand Rendez-vous, une émission de Mirabelle TV.

 


Est Magazine

Article de l'Est Magazine du 15 février 2009

 


 

 


article Est Magazine

 

La Semaine

Article du journal La Semaine du 29 janvier 2009

article La Semaine

 

Est Republicain

 

     

Le Républicain Lorrain

Article du Républicain Lorrain du 04 février 2014


 

 

 


Article du Républicain Lorrain du 03 mars 2008

article du Republicain Lorrain

Article du Républicain Lorrain du 21 Février 2015